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L'après Libre Journal
L’Histoire à l’endroit
Les frontières yougoslaves
par Bernard Lugan (21 juin 1995)
Serbes et Croates appuient leurs démonstrations sur des cartes. Le problème est qu’il ne s’agit pas des mêmes.
Le Croate Tito a, en effet, redécoupé la Yougoslavie en amputant considérablement la Serbie. La raison en est simple : la véritable résistance antiallemande fut serbe et elle était authentiquement de "droite" puisqu’elle était animée par le générai monarchiste Mikailovitch. C’est lui qui mena la vie dure aux troupes allemandes. Les Croates, eux, étaient soit auxiliaires de l’armée allemande, soit, quand ils étaient communistes, membres des milices de Tito.
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Editorial du Libre Journal n°111
Les sondés sont contents
par Serge de Beketch (22 novembre 1996)
Et si le véritable danger était ailleurs ? Si la menace la plus pressante contre la France n’était ni l’immigration-invasion, ni la toute-puissance arrogante des lobbies-qui-n’existent-pas, ni la dictature des gnomes de Bruxelles, ni le racket mondialiste ?
Si le piège le plus redoutable était tapi dans les têtes ?
Et si le pire ennemi de l’avenir était tout simplement la sottise, la bêtise au front de taureau, la jobardise que révèlent deux sondages parus le même jour, mardi 19 novembre, dans deux bulletins quotidiens de la police de la pensée (Le Monde et Libération) ?
Le premier révèle que « les Français sont satisfaits de leur école ».
Le second établit que « les Français croient au projet socialiste ».
Les Français ? Faute de savoir exactement ce que les instituts de sondage entendent par ce mot - Français d’où ? Depuis quand ? - on parlera plutôt des sondés.
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Un jour
"N’offensez pas Dieu"
par Jean Silve de Ventavon (31 janvier 1998)
L’an 1563, la première des huit guerres de Religion exposait en proie le Pays des Lys ; les Huguenots du félon amiral de Coligny tenaient Orléans.
Les troupes du jeune roi Charles IX, à la gouverne du très papiste duc François de Guise, s’installèrent à Olivet, bourg limitrophe de la ville johannique, le 5 février. Les jours de Monseigneur de Guise étaient comptés.
Le 18, la nuit close, le duc, qu’escortait un trio d’officiers, regagna le manoir du Châtelet où il logeait. Les quatre cavaliers gravissaient le chemin qui menait à Vaslin lorsque, soudain, un bandoulier surgit d’un boqueteau et dit à Guise : « Salut à vous Monseigneur ! » A peine le duc eut-il répondu : « Salut à toi, bon chrétien ! » que l’inconnu lui déchargea une pistolétade dans le corps. Guise tenta de tirer l’épée mais, la douleur trop forte, il murmura : « Je suis mort » et tomba de cheval, inanimé.
On ramena l’illustre blessé au Châtelet. Il y rouvrit les yeux entre les bras de sa femme, Anne d’Este. Brantôme peindra ainsi le triste moment : « Est-il possible que le malheureux qui a faict le coup et celuy qui l’a faict faire [Coligny] en demeurent impunis ? gémit Anne d Este, Dieu, sit tu es juste, venge cecy ! » Son mari la reprit doucement : « Mamie, n’offensez pas Dieu en vos paroles, si c’est Luy qui m’a envoyé cecy pour mes fautes, que sa volonté soit faicte ! Puisque les vengeances Luy sont réservées, Il fera bien celle-cy sans vous ! » Et Monseigneur de Guise mourut le 24, administré par Son Eminence le cardinal de Ferrare. Venue la fin du mois, les Royaux s’emparèrent de l’assassin du champion de Rome, un protestant du nom de Poltrot de Méré. Il fut écartelé à Paris, place de Grève, le 18 mars.
Texte publié dans Le Libre Journal n°143.
Les Provinciales
Courteline ou les scènes de la vie bourgeoise
par Anne Bernet (18 novembre 1993)
Il est assez rare que la vie d’un écrivain soit sans caractéristique, sans aspérité, sans rien qui vienne retenir l’attention. Si l’on excepte une réputation de farceur assez bien établie et qui réjouissait fort ses relations, Georges Moinaux, de sa naissance, à Tours, en 1858, à sa mort, à Paris, en 1929, n’aura donné dans aucune des extravagances, dans aucun des vices que le public croit obligatoirement attachés à la profession d’homme de lettres.
Il était issu d’une honnête famille de la petite bourgeoisie tourangelle typique de cette fin de siècle qui passait, insensiblement, de l’atelier d’ébéniste du grand-père à la fonction publique. Le jeune Moinaux fut élevé à Montmartre, courut les rues avec les autres gamins de son âge, apprit à connaître Paris comme le fond de sa poche et s’imbiba des manières d’être des Parisiens. L’enfant avait un joli don d’observation, et un sens aigu de la satire et de la caricature. Aucune de ces qualités ne débouchant sur un emploi stable, Georges, à vingt ans, se rabattit sur une place d’employé au ministère des Cultes... Il devait y mener quelques années la vie du rond-de-cuir, qu’il prendrait très vite en une sacro-sainte horreur.
Le seul avantage de cet emploi était de laisser à son titulaire un peu de loisir. Qu’il mit à profit pour écrire, sous le pseudonyme de Georges Courteline.
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Derrière l’écran
Arsène Lupin, ou l’identité souterraine de la France
par Nicolas Bonnal
A l’heure où un débat parodique sur l’identité nationale ridiculise la France, on ne manquera pas, pour apporter du grain à moudre aux manants qui en rêvent encore (de la France éternelle, pas son "nidentité"), de célébrer la mémoire d’un feuilleton télévisé vieux de quarante ans déjà, quand la France était encore la France et la télévision l’ORTF.
L’ORTF, vénérable institution dépecée par Giscard et consorts en 1974, au cours d’une année qui s’avère une des plus sombres de notre histoire (légalisation de l’avortement, de la pornographie, vote des plus de 18 ans, en attendant le rêve du regroupement familial) avait réussi à concilier tradition et modernité, comme disent les idiots du village médiatique, à laisser la caméra explorer le temps, les journalistes cultivés interroger Herbert von Karajan, Paul Morand ou Louis-Ferdinand Céline. Dans le même temps l’ORTF était capable de peupler les mémoires et l’imaginaire des plus et des moins de sept ans avec les inoubliables compagnons de Jehu ou de Baal, Joseph Balsamo ou bien sûr Belphégor. Ces feuilletons se vendaient dans toute l’Europe, je peux en témoigner, moi qui n’ai pas été élevé en France. Je voyais même Thibaud ou les Croisades, admirable méditation sur la perte de l’Algérie, en Tunisie ou les Compagnons de Baal, théâtre d’ombres qui dénonçait les complots obscurs de la mondialisation en cours, sur la RAI. Il est vrai que l’époque se prêtait aussi bien en Angleterre qu’en Amérique, en Yougoslavie qu’aux Pays-Bas, à l’expression des génies vernaculaires. On y a remédié depuis, que cela soit dû à des conspirations ou même à une entropie logique de ces lugubres Temps de la Fin.
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Portrait taillé à la Serge
Billé-évêque : "Que sais-je encore ?" (1938 - 2002)
par Serge de Beketch (26 février 1997)
« Que sais-je encore ? » a dit Billé, président du conseil d’administration de la S.A. "Eglizenfrance" (Droits-d’l’houm, gros et détail).
Ce « Que sais-je encore ? » achevait, sans la conclure, l’énumération des calamités que Billé redoutait de la diffusion, dans toute la France, d’une affiche montrant un homme nu crucifié sur un sexe de femme.
Billé, PDG de S.A. "Eglizenfrance" voit-il, dans cette saloperie, un blasphème ?
Pas du tout !
Une atteinte à l’image de sa boutique ? Moins encore.
Une blessure infligée à la pratique (de plus en plus rare) de qui fréquente ses succursales ?
Que nenni !
Alors, qu’est-ce qui agite donc Billé ?
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Radio Beketch
Traversées de la France
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, grand reporter au journal Le Monde, a écrit un recueil de ses meilleures promenades à travers les différentes régions françaises, où les terres d’Outremer sont également prises en compte. L’auteur s’est doté d’un double regard : à la fois ancré dans le présent par le biais des rencontres et des visites ; mais aussi profondément nourri d’histoire, d’art et de culture. Sa méthode n’exclut ni les détails pittoresques, ni les faits les plus imposants. C’est avec un bon bagage que nous rayonnons ainsi en Dordogne avec François Augiéras, à Loches avec Alfred de Vigny, à Château-Thierry avec La Fontaine, ou encore avec les papes dans la cité d’Avignon.
Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 11 février 2004. (35:33) Source : MPS
Après l’Apocalypse
J’ai fait un rêve (la France tend son arc)
par Nicolas Bonnal
On peut rêver de nuages, on peut aussi rêver d’une jeune fille ; pas forcément de sa femme, d’une jeune fille. Un peu guerrière, un peu mystérieuse. Une qui dirait non à leur bonheur de porc. D’une Antigone donc.
On peut dire que personne ne l’attendait elle, ni Jeanne d’Arc d’ailleurs. Personne ne demandait à Jeanne d’Arc de libérer la patrie et le vieux sol français. On avait bien pris ses raclées à répétition, en bon Français qui se respecte, à Crécy, Poitiers, Azincourt ou le reste, et on n’en avait rien retenu. On nous avait dit que l’on payait moins d’impôts avec les Anglois, alors on était content, et c’était tout. Payer moins d’impôts, c’est le vieux rêve français, non ? « Ils ne se préoccupaient pas d’idées, pourvu qu’on les accablât moins d’impôts », dit Flaubert en parlant de nos chers paysans. Le vieux rêve de la Droite enfin réalisé, le modèle anglo-saxon, le modèle libéral, le modèle libératoire...
Cela faisait cent ans qu’ils nous occupaient, et comme de toute manière les puissances mimétiques à venir, au nom desquelles nous sommes devenus l’Hexagonie puis le Sarkostan étaient l’Angleterre puis l’Amérique (en attendant la Chine de Jean Yanne), on n’allait pas trop résister, non ?
C’est là que vient une fillette qui entend des voix, qui veut prendre contact, qui veut prendre les armes, qui accepte d’avoir les mains souillées de sang, une fillette qui ne s’en laissera pas conter, sinon par Dieu. C’est là que vient une princesse thébaine qui accepte de se souiller les mains de terre pour enterrer son frère, et qui accepte d’être enterrée vive, pardon emmurée. L’une est livrée au feu, l’autre à la terre. Les deux glissent sur nos mémoires comme de l’eau, les deux s’élèvent dans les airs comme des anges, comme des elfes lisses.
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L’Histoire à l’endroit
Comment redécouper l’Afrique ?
par Bernard Lugan (31 mai 1995)
Véritables "pièges à peuples", les frontières héritées de la colonisation avaient pour finalité de faciliter la fusion de ces derniers.
Les problèmes posés par ces frontières sont essentiellement de deux sortes :
1. Obligation de vie en commun imposée à des ethnies antagonistes au sein d’ensembles artificiels ;
2. Morcellement d’un ou de plusieurs peuples fractionnée par des tracés internationalement reconnus.
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Editorial du Libre Journal n°116
Un coin de ciel bleu sur la place Vendôme
par Serge de Beketch (25 janvier 1997)
Allons ! Tout n’est pas noir en ce bas monde et le ciel donne encore aux pauvres hommes quelques bonnes occasions de se taper sur les cuisses.
Ainsi la mésaventure survenue à ce bijoutier de la place Vendôme visité l’autre vendredi par deux gentlemen dont la mise recherchée et l’accent trahissent les origines transalpines. Se disant mandatés par un riche prince arabe désireux d’offrir à son harem quelques bijoux "de Paris", ces beaux messieurs expliquent mezzo voce que les joyaux seront payés en espèces, Son Altesse souhaitant réintégrer dans le circuit monétaire officiel les revenus d’un marché d’armes qui... que...vous m’entendez...
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Chers frères
Le sacrement de la compassion
par l'Abbé Guy-Marie (19 mars 1997)
Pourquoi le sacrement des malades est-il si méconnu ou si redouté ?
L’été dernier, le téléphone sonna au presbytère : « Allô ! Je vous appelle pour l’enterrement de ma femme... » Avec toute la délicatesse possible, je conseillai à mon interlocuteur de prendre contact avec les Pompes Funèbres dès le lendemain. Il m’interrompit : « Mais elle n’est pas encore morte ! C’est en prévision. »
- Où se trouve-t-elle ?
- A l’hôpital.
- Je vais aller la voir
Alors, l’homme, embarrassé :
- Ben... c’est que... vous comprenez... si elle vous voit...
Je lui donnai néanmoins rendez-vous le lendemain à midi devant l’église. Il ne vint jamais et sans doute sa femme mourut-elle sans les sacrements.
Se souvient-on des derniers mots du sacrement des malades ?
« Qu’il vous sauve et vous relève. » Dieu a envoyé son fils pour que le monde soit sauvé, nous dit Jésus. L’onction des malades est le sacrement par excellence de la miséricorde du Christ et de L’Eglise.
On pourrait aussi l’appeler le sacrement de la compassion. En effet, compatir, c’est souffrir avec celui qui souffre. Pas seulement comme les romantiques dont la générosité n’est qu’affective. Compatir, c’est joindre ses souffrances à celles du Christ, comme Simon de Cyrène aidant Jésus à porter sa croix ; comme la Vierge-Marie au calvaire. Dans le sacrement des malades, le Christ exerce sa sollicitude à l’égard des membres souffrants de son corps.
« Par l’onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Eglise toute entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’il les soulage et les sauve ; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la Passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu. » (Lumen gentium 21)
Texte publié dans Le Libre Journal n°120.
Radio Courtoisie
Extraterrestres : les messagers du New Age
En prenant le prétexte du phénomène des extraterrestres qui prête souvent à sourire, Laurent Glauzy - ancien collaborateur au Libre Journal de la France Courtoise - nous explique que la situation est beaucoup plus sérieuse et inquiétante qu’il y paraît. Il s’interroge sur l’implication de la CIA qui, dans l’ombre, participerait à un programme militaire lié à une technologie des OVNIS. Il s’agirait d’un environnement énigmatique autour duquel s’articuleraient de puissants groupes "supra-gouvernementaux" et maçonniques. Tendons-nous alors vers une religion mondialiste et "syncrétiste" établie sur les dogmes de l’ufologie ? Entretien réalisé par Daniel Hamiche.
Extrait du "Libre Journal de Daniel Hamiche" du 14 janvier 2010. (51:51)
On peut se procurer le livre au prix de 20 euros (port gratuit) en écrivant à : Laurent Glauzy – BP 25 – 91 151 Etampes cedex
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