Charabia épiscopal
« Quand le prêtre tourne le dos au peuple et se met à parler dans une autre langue, il est habité par un autre esprit que lorsqu’il s’assoit au milieu de tous pour partager avec tous sa joie de croire. D’un côte, un Dieu, chef et juge, qui demande à être obéi ; de l’autre, un Dieu qui envoie son fils pour révéler son coeur de Père. D’un côté, des officiers fiers de la part d’autorité divine qu’il leur a déléguée, de l’autre, des frères choisis pour lire avec eux l’Evangile de Jésus-Christ.
On ne conduit pas une flotte aussi diverse qu’est l’Eglise sans quelques tensions et même sans quelques accrochages. Mais quand c’est l’Amiral qui semble hésiter à poursuivre la route, cela est beaucoup plus grave. Qu’on demande de faire une place à un bateau perdu, pourquoi pas ?
Mais le voir prétendre se placer en tête pour changer la direction générale, on ne peut l’accepter. Qu’on donne à chaque prêtre, comme on le laisse entendre, la possibilité de faire demi-tour, sous prétexte de tolérance et de charité, c’est mettre l’anarchie dans la flotte. L’escadre ne sera plus alors qu’une flotte de plaisance. »
C’est Noyer-Evêque qui à la veille du Motu Proprio admonestait le Saint Père dans cette langue de coton mâchouillé. La réponse n’a pas tardé. Comment dit-on « Gros-Jean en remontre à son curé » en latin ?
(Voir aussi pages 18 et 19).
Qui touche ?
Révélation pêchée dans des rapports rendus publics aux Etats-Unis en application de la loi : de 1949 à 1959, en pleine guerre froide, les Américains, par l’intermédiaire de leurs services secrets et du Comité pour l’Europe unie, on financé à hauteur de 50 millions de dollars actuels tous les mouvements pro-européens, parmi lesquels ceux du Britannique Winston Churchill ou du Français Henri Frenay. Prétexte : contenir la poussée soviétique. Il s’agissait en fait de contrôler les modalités de la construction européenne dans l’intérêt des USA.
Aujourd’hui, qui touche pour l’entrée de la Turquie dans l’Europe exigée par Washington ?
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